mercredi 29 mai 2013

Petites anecdotes solidaires.

Petites anecdotes.

101 petits singes vivant sur des îles éclatées.

101 singes vivaient sur des petite îles dispersées mais à proximité les unes de autre.

On apprit à 'un d'entre eux à nettoyer sa patate dans l'eau avant de la manger.  Quelque temps après, tous les singes de toute les petite îles lavaient leur patate dans l'eau de mer avant de la manger. Pourtant, le singes des différentes îles ne communiquaient pas entre eux. C'est la théorie des champs morphogénétiques.
C'est ce que nous explique Serge Latouche lorsqu'il parle de décoloniser les imaginaires", nous mutons tous actuellement en communiquant  inconsciemment dans l'espace. 




Les incrédibles végéetables sont nés quelque part en Angleterre, c'et Todd Morten qui a lancé le mouvement, aujourd'hui, on peut récupérer de "incredibles vegetables" un peu partout dans le monde, les villes, les campagnes...



" On ne fait bien que ce que l'on aime, c'est pourquoi il faut mettre en place le revenu d'existence". Joëlle Taillefer.

Calendrier du projet Canut. 2013-2014.


Calendrier du projet Canut.




Du 1er mai au 30 novembre 2013. Deux réunions information par semaine.
- Une pour le haut des Pentes au Chanteclerc le vendredi à 18h30.
-Une pour le bas des Pentes, le samedi à 15h00.
Ces deux réunions durent trois quart d'heure et permettent d'en savoir plus sur les monnaies complémentaire et l'adaptation de ces dernière à notre quartier.

-1er septembre 2013. Forum des associations. La Ficelle. Croix Rousse.

-Rentrée 2013 : prospection auprès des chefs d'établisseents d'écoles de commerce, journalisme, communication pour trouver des élèves stagiaire.



Avec toujours, la constitution du blog projet canut. Le blog de votre quartier. Vous êtes invités à contribuer à ce dernier en envoyant vos idées, remarques, suggestions, à envoyer vos propre articles (avec photo). Il faut s'approprier ce blog, c'est notre outil de travail.



-Fin novembre 2013. Réunion en salle de la ficelle : mise au point des statuts de la nouvelle association projet Canut, constitution du bureau, organisation.

-De novembre 2013 à avril 2014. Consultation et réflexion autour de la charte projet-Canut, (une réunion tous les quinze jours plus réseau internet), constitution des billets le Canut.


-Avril 2014. Mise en place de la monnaie le Canut, premiers échanges (trois bureaux d'échange à créer sur le site).


Quelques idées sur notre contribution à l'éveil économique local.

Quelques idées sur notre contribution à l'éveil économique local.
Nous avons à notre disposition des structure qui sont riche de compétences.

-Des Associations.
-Un SEL. (Système d'échange local).
-Un centre de documentation (le Cedrats) sur les pratiques sociales et solidaires locales.
-Une maison de l'écologie.
-Des commerçants et artisans.
-Des institutions.


Notre objectif : mettre l'homme au coeur de l'économie, mettre l'économie au service de l'humain.

Par Guérhard Richter. Glenne. 1983.
Mam de Saint-Etienne, collection permanente.


Nous pouvons :
-Créer une société coopérative d'intérêt collectif. Comme à Fréjus.
-Encourager la création de SCOP (sociétés coopératives de production).
-Encourager la création de coopératives de commercialisation, diffusion et de vente au sein d'un même quartier dans la ville, dans la région, en interégional. C'est une façon de se servir de la tranversalité pour lutter ensemble contre les grand monopole en mettant en valeur les spécificités de notre quartier (textile, gastronomie, agoalimentaire, artisanat, cybercafés, épiceries vente en détail).


Il s'agit de former un véritable pôle de coopération en lieu et place du pôle de compétitivité qui domine actuellement. Au sein de ce pôle, le citoyen se retrouve et remplit tous ses besoins, sans discrimination liée au revenu, en toute liberté.

Nous restons ainsi dans un mode de gouvernance démocratique, en transversal, sans remettre en cause la verticalité de l'Etat pour autant : "Un Etat ne trouve sa dignité que lorque chaque création de richesse, même la plus petite, et rémunérée". Joëlle Taillefer.
Il s'agit ainsi d'un véritable changement de paradigme qui va conduire à de profondes mutations économiques, sociales, historiques pour lesquelles nous luttons depuis des siècles, ce changement de paradigme se joue à travers l'investissement et la volonté de chacun, à son niveau, en local. Il est en train de 'opérer actuellement, sur le territoire français comme ailleurs partout dans le monde, et nous, citoyens canuts, nous ne devons pas être en reste.

Il y a ainsi une porte ouverte à la mise en valeur, dans une angle de vue fraternel avec le reste du monde des groupe locaux, non divisés par des frontière moderne, des "tribus" ancrées historiquement, qui prennent leur autonomie par rapport à l'appareil d'Etat et le débarrassent en s'émancipant d'un lourd fardeau. Le tout en jouant avec les échelles, en oubliant pas les autres niveaux de compréhension du monde e notamment du territoire français, entre Union méditterranéenne et union européenne qui deviennent des Unions des peuples libre et non plus de grand ensembles institutionnels et économiques. 
On est encore une fois ici, dans la même optique que l'empereur Claude qui autorisa dans le passé, le tribus gauloises à venir siéger et voter au sein de l'assemblée dans l'amphitéâtre des 3 Gaules.


Avertissement. Toute les recherches effectuées dans le cadre du projet Canut et retransmises ici sur ce blog sont un point de départ pour l'écriture de l'ouvrage "Pour une nouvelle théorie de la Valeur" et "la Communauté économique locale, la revanche de la commune" par Noura Mebtouche. Elles font l'objet d'une protection intellectuelle.

mercredi 15 mai 2013

Réunion du 14 mai 2013. Dans le cadre du cercle Veblen.


Réunion du 14 mai 2013.

Dans le cadre du cercle Veblen.


Intervention de Jérome Blanc autour des monnaies complémentaires, à la lumière de Karl Polanyi.
Karl Polanyi distingue les société dites primitive des sociétés modernes. Dans les premières se développe des Spécial Purpose Money, ce sont des monnaies qui peuvent avoir différentes objectifs, qui n'ont pas un caractère de généralité. Elle sont marquées par des limite de validité économique et sociale. (Leur validité et restreinte dans l'espace social).
Ainsi, le monnaies complémentaires qui se développent aujourd'hui dans un contexte de crise ont une validité limitée à l'espace social qui les encadre. 
Il y a aussi de limitations d'ordre moral (commerce d'armes, de psychotropes, écologie et environnement.

Karl Polanyi repère également différente forme d'interdépendances :
1. Un centre et des mouvements en va et vient en périphérie.
2. Redistribution (contrôle politique).
3. Réciprocité des mouvements de corrélation entre points symétriques (complémentarité entre individus et groupes.).
4. Partage domestique(organisation de interdépendances dans un groupe domestique plus ou moins large, produire pour son rompre usage).


Il y a également la question de la solidarité et des formes de solidarité.
-Une solidarité participative, philanthropique (une des formes possible de la redistribution).
-Une solidarité démocratique? Avec réciprocité entre égaux, cette solidarité peut renvoyer aussi bien à une intense redistributive (individus=égaux) qu'à l'idée d'une réciprocité égalitaire. Elle peut aussi se retrouver aussi dans l'échange (voir E.Durkheim et son idée de solidarité organique (et non pas mécanique). , ce sont le structures sociale qui conditionnelle les interdépendances.

Ainsi que la question de forme de domination qui se développe à travers les monnaies.
-Dans la question du partage domestique.
-Dans la question de l'échange salarial.
-Dans la question de la redistribution (domination de l'Etat).
Pour Karl Polanyi, le travail ne peut pas être une marchandise, c'est une fiction car cela est inhumain. Aussi cela déplace t'il la question de la valeur car on tient compte du temps, seul marchandise possible, et non pas de ce qui est réalisé dans une unité de temps.
Certaines forme de domination se jouent aussi dans les mécanisme de réciprocité et les réseaux de solidarité ainsi que dans l'échange domestique, c'est à dire dans un contexte de transversalité.


Les points importants.
-L'émergence d'une économie transversale (horizontale), en même temps que verticale.
-La mise en valeur de toutes les potentialités d'aliénation et de domination à travers l'intégralité de échanges économiques possible.
-L'ébauche d'une nouvelle réflexion sur la valeur travail et le primat de cette dernière dans la réflexion sur la valeur de bien économiques.


Enfin une typologie des monnaies modernes construite par Jérome Blanc dans le cadre de ses travaux.

1.Publique. En noir. La typologie de Jérome Blanc. En rouge, nos remarques concernant l'apport de monnaie locales en plus de la monnaie déjà existante.
Elles ont une configuration de puissance publique et de souveraineté (étatique ou subétatique). Elles sont un instrument de contrôle politique, de redistribution. Il y a une logique de puissance et de souveraineté qui renvoie à un statut fiscal. Solidarité verticale. Ce sont des monnaies dites "all purpose", cela signifie qu'il n'y a pas d'autre limitation que le territoire sur lequel pèse l'instance autoritaire émettrice dans leur utilisation sauf bien sûr les secteurs informel interdits ou encore faisant de l'échange illicite.
Mais même dans ce cas ce n'est pas l'utilisation de la monnaie elle même, qui rompt le contrat entre citoyens et Etat dans l'échange, c'et le droit, la réglementation. On constatera les insuffisances qui touchent à la lutte contre ce genre de pratiques. L'utilisation de monnaies spécifiques, en local, constitue un écran suffisant pour mettre fin à ces pratiques. Il y a une autocensure qui se pratique naturellement sans intervention de nature coercitive, du moins est elle là alors qu'elle ne l'était pas auparavant et permet-elle de lutter en partie contre ces pratiques abusives. Enfin, l'action associative (qui sait où sont passés ses billets), reste une manière de recenser les actes économiques marchands d'une milieu local afin d'établir une comparaison avec le échanges marchands du secteur hors local caractérisé par des monnaies d'Etat.

2.Lucrative (pour l'émetteur banque). Ce sont principalement les banques commerciales. (dégagement de profit donc de surplus de la part de l'emetteur uniquement). Il en existe deux types :
-Captative. Redistribution inversée. Spécial Purpose (juste pour les échanges dans le cadre des SEL). C'est la captation par points. Ainsi de la mesure : cette dernière est utilisée dans le cadre des SEL. Comment concilier l'existence sur un même territoire d'un SEL pour les échanges non marchands et d'une monnaie locale pour les échanges marchands ?  On peut considérer la mesure comme une unité de compte -temps afin de la distinguer de la monnaie complémentaire qui elle, est un instrument d'échange.

-Marchande. All purpose. C'est le cas du WIR et de certaines monnaies complémentaires.


3. Citoyennes. 
-Commerciales. Elles sont réservées à l'échange marchand. Rien ne les distingue des autres monnaies d'échange même la comptabilité et le réglement de la TVA. Ces monnaie sont crées par des groupes associatifs et non soumises à une logique de puissance et de souveraineté c'est ce qui les distingue des monnaies d'Etat.
-Communautaires. Il y a ici de la réciprocité. Ce sont des monnaies Spécial Purpose. On le utilise dans le cadre des banques de temps, des SEL.

Ainsi, la logique de dispersion relative des monnaies puisque l'essentiel de l'activité économique reste soumis à une législation, notamment en matière de fiscalité participe d'une logique globale vient :
-1. A exercer un autocontrôle citoyen sur les pratiques d'échange et contribue donc à une certaine forme de paix sociale non soumise à la coercition légitime d'Etat ce qui a un effet positif sur le fonctionnement des institutions et la liberté des citoyens. Le tout participe d'une logique républicaine selon la devise Liberté-égalité-fraternité.
-2. A alimenter le réseau de gouvernance transversal qui est la contrepartie indispensable du réseau vertical (Institutions d'Etat, Jacobinisme) qui se développe dans tout état évolué. Il correspond ainsi à une logique déjà développée dans le cadre du projet de Constitution Respublica avec la Constitution des "Pays européens", les villes phares, les Arcs, les Chartes de pays et le processus de prise en compte de la souveraineté populaire (comités consultatifs dits populaires).

Le développement des monnaies complémentaires quelle que soit leur nature est donc indispensable à un bon fonctionnement de notre économie, en accord avec l'évolution de ses institutions.


Dans tous les ça, spécifiquement celui de l'échange sans monnaie étatique, l'échange doit respecter certains critère et être entouré de comités d'agrément, de chartes.

D'autre questions se posent : 
Enfin, nous continuerons par des éclaircissements sur l'évolution de La théorie de la valeur travail . Comme le fait remarquer Jérome Blanc, nous sommes dans une configuration de "Spécial Purpose", sur la base de "une heure=une heure, mais on ne fait pas la distinction entre ce qu'il y a derrière les heures de travail.



Conclusion. Rendre la typologie dynamique.
Cette typologie est bien sûr amenée à évoluer. Ainsi, une monnaie subétatique peut devenir étatique. Le cas s'est déjà présenté par exemple en Russie où de initiatives privées et locales se sont mises à jouer un rôle tellement important et efficient (efficace) sur le plan de l'intérêt général qu'elles ont acquis de fait une forme de souveraineté. C'est le cas de Gaz Prom en Russie, laquelle joue un rôle important en matière de protection sociale sur un grand nombre de citoyens. Il s'agit ici de ce que Jérome Blanc appelle une monnaie subétatique car très étendue , l'action privée et l'intérêt général se confondent ici.
Cependant sur un plan éthique, la question de l'égalité des citoyens se pose.
Dès lors on peut imaginer que, au nom du peuple, donc d'une Raison d'Etat au sens profond (une raison populaire, par le peuple et pour le peuple) des garde fous et une récupération démocratique des bonnes initiative privées qu'elles soient associative (procédure de délégation associative défini par Respublica) ou entrepreneuriales puissent être récupéré au nom du peuple sans pour cela autoriser un autoritarisme forcené. Ainsi, la procédure de délégation associative est une procédure qui permet de tenir compte des associations et de s'appuyer sur elles et leur action, moyennant financement et élargissement de la légitimité d'action pour créer des réseaux qui ne fonctionnent pas au nom de l'Etat lui même en tant que structure mais au nom du peuple.
On pourrait imaginer le même type de processus pour les entreprise privées.
Ainsi, 'Etat a aujourd'hui tout intérêt à s'appuyer sur les initiatives en matière de monnaies locales et complémentaires afin de restructurer le fonctionnement de on économie et rendre équilibre plus fort dans le sens où l'économique est une notion profondément politique si l'on tient compte d'une définition du politique qui mettrait l'humain au centre des préoccupations des institutions conformément à ce que nous dit Aristote qui définit le citoyen comme "l'Homo Politicus", l'animal politique, individu évoluant dans une Cité, la Cité des Dieux dont tous le besoins sont remplis. 
Ces monnaies qui se développent dans une période de crise sociale intense sont une réponse positive, un appel au changement de paradigme passant d'une économie du Capital à une économie fondée sur l'Humain (et non pas le travailleur en tant que moyen de production). 
Elles jouent aussi un rôle (et nous l'avons montré en évoquent leur rôle social atténuateur de la coercition d'Etat) un rôle de régulateur social, un rôle dans l'évolution des comportements collectifs en citoyenneté par le valeurs éthiques qu'elles représentent auxquelles adhère le plus grand nombre.
de même le développement des entreprises de petite taille du type autoentreprise (créer son travail soi même ) ou des entreprises de type coopératif dans le cadre de la reconversion de certaine entreprises est à considérer comme un facteur de changement économique intéressant qui mérite d'être exploité et de constituer un nouveau secteur de coopération avec l'Etat, émanation du peuple souverain. Nous insistons ici sur le terme coopération qui rejette toute idée de domination (des infrastructures, de l'Etat, superstructure, des individus) sur l'ensemble de citoyens entendus en tant que formant une collectivité.
Nous terminerons par le rôle des banques centrales : monopoles d'Etat elles ne doivent pas être de leviers de commandes à une minorité, leur poiltique doit se mener dans le sens de l'intérêt général. De bonnes bases pour un éventuel retour à une monnaie nationale. 











mercredi 8 mai 2013

Les événements en économie sociale et solidaire dans votre quartier.

-Ce jeudi 9 mai 2013. 20h00. Une réunion conférence-débat autour d'un revenu minimum d'existence, autour de Baptiste Mylondo, auteur de plusieurs ouvrages sur ce sujet.
-Première réunion des autoentrepreneurs lyonnais à Villefranche/Saône ce samedi 11 mai 2013 de 9h à 12h00.




Le Projet Canut est un projet global
 de synthèse des projets sociaux et 
économiques sur le territoire
 de la Croix-Rousse 
(du bas des Pentes au haut des Pentes).



Il comprend : 


-Une future monnaie complémentaire. Le Canut. 
Elle permet de faire de l'échange local, de valoriser l'économie locale.
-Un réseau associatif et d'entreprises riche, dense et varié.
-Un Blog projetcanut999.blogspot.fr qui appartient à tous les citoyens de la Croix-Rousse. Chacun peut y contribuer en y envoyant des articles avec photos pour nous faire découvrir, un personnage historique ou actuel, un monument, un lieu, un commerçant, une entreprise. C'et aussi le point relais de toute les initiatives qui permettent de faciliter la vie des citoyens. SEL, panier Amap, initatives citoyennes et associatives.
Il permet (et c'est la moindre des choses sur le territoire des Canuts) de faire la promotion des autoentreprises. Qu'elle soit l'activité principale ou non, cette dernière mérite d'être connue par les personnes qui vivent sur son territoire. Aussi est-il recommandé de faire connaitre votre autoentreprise, pour que nous la présentions sur le blog. Si l'on s'en tient à nos objectifs de mise en valeur de l'économie locale, ce blog devrait devenir la référence pour tout citoyen évoluant le territoire, bien plus que le pages jaunes.


Nos objectifs sont d'ici mai 2014 (un an).
-Mettre en circulation la nouvelle monnaie d'échange (uniquement) sur le territoire.
-Faire connaitre le blog un peu partout dans e quartier, en créer une vraie plate forme informative et ludique.

Comment allons nous procéder ?
Toutes les semaines une réunion a lieu soit le vendredi à 18h30, soit le samedi à 15h00 dans un lieu public de la Croix-Rousse (en ce moment le Chanteclerc, sur le plateau, à côté de l'hôtel de ville). Il vous suffit pour vous informer, de consulter notre blog toutes les dates de réunion sont indiquées.
Ces réunions servent à informer les habitants sur les monnaies complémentaires mais aussi à parler du blog et des différents acteurs de l'économie sociale, citoyenne et solidaire du quartier.
Dans six mois aura lieu la première grande réunion lors de laquelle nous procéderons à la création de l'association Projet Canut. Il ne nous restera alors plus qu'à produire ensemble une Charte éthique et à procéder aux différentes phases de la mise en place de notre monnaie (sous forme de billets, à nous de décider de la décoration, sur la base un euro=un canut).
En attendant, il reste à étoffer le blog.

Toutes les idées sont bonnes, toutes les initiatives, à condition de respecter chacun sont les bienvenues. Ecrivez sur le blog, donnez vos suggestions envoyez vos articles.


Etudiants en communication, journalisme, commerce. Si vous voulez avoir une expérience de mise en place d'un projet écocitoyen, de quartier, faites nous le avoir, c'est une expérience enrichissante qui peut alimenter votre curriculum-vitae.
A la rentrée nous ferons la liste de toutes les écoles concernées et irons parler de notre projet à chaque chef d'établissement.

Nos référents sont : la maison de l'écologie, le Cedrats (rue Saint-Sébastien, au Cédrats).




dimanche 28 avril 2013

21 avril 2013. Réunion autour de la SCIC de Féjus-Saint-Raphaël.






21 avril 2013. Réunion autour de la SCIC de Féjus-Saint-Raphaël.

Des citoyens de Fréjus-Saint-Raphaël expérimentent une nouvelle forme de mutualisation des productions à l'aide d'une SCIC.
Les participant se réunissent un lundi soir par mois autour de Joëlle Taillefer afin d'organiser une SCIC. Une société coopérative d'intérêt collectif.
L'objectif, unir les forces de production afin de procurer un revenu collectif afin d'octroyer à chaque membre un revenu de base au prorata du revenu global.
Une façon d'assurer à chacun la valorisation de ses activités en même temps qu'un revenu de base solide et régulier.
L'opération est originale et unique en France. En effet, si l'idée d'un revenu inconditionnel d'existence octroyé à chaque individu au nom de son droit à l'Existence par l'Etat se propage, cette réforme tarde à 'annoncer et nécessite d'autres réformes trop profondes pour que l'on puisse tir tout de suite.
Au niveau local et au niveau citoyen on peut déjà agir afin d'organiser nos économies afin que ces dernière mettent en valeur d'autres notions que le profit pur. Ces notions là sont : la solidarité, le partage et la coopération-mutualisation.
Ainsi, l'ensemble des producteurs de biens et services produisent un bénéfice dans le cadre de leurs activités. Ces activités sont réalisées au nom de structures privée car il ne s'agit pas ici de reproduire les erreurs du collectivisme.
Souvent et c'est le cas pour l'instant elles peuvent être des activités annexes ou secondaires pour les agents. Qui n'a pas monté sa propre autoentreprise en même temps que son travail rémunéré ?
Le bénéfice réalisé est mis en commun et redistribué à chacun en parts égales.
L'avantage de chacun est de bénéficier de l'appui des autres ainsi que d'une structure associative toujours présente à la gestion souple.



Schéma du fonctionnement de la SCIC en fonction des personnes présentes.

-Une entreprise polyvalente

-Un maraîcher.

-Un masseur professionnel.

-Un commerçant.

-Un touriste occasionnel. vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvUn revenu global.

-Une conseillère en ressources humaine. Redistribué.^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^

-Un planteur de choux.

-Un artisan.

L'idée est très intéressante, c'est une innovation sociale et expérimentale qui devrait faire des émules en France et continuer à alimenter le réseau des autres pratiques nouvelle en matière économique et social en milieu local. Celui des monnaies complémentaires, des systèmes d'échange locaux.



Des questions, bien légitimes se posent.

1. L'administration du revenu de base doit elle se faire mensuellement ou annuellement ?
Notre avis. Mensuellement. Car, souvent, les activités exercées dans le cadre de la coopérative sont aussi les principale source de revenu qui en font partie. Il et donc peu pratique de stocker la totalité du bénéfice produit afin d'opérer la redistribution en fin d'année à moins d'obliger chacun au sacrifice qu'il y a à se passer des revenus de son activité pendant un an.

2.Que se passe t'il si l'un des membres de la SCIC génère brutalement un revenu beaucoup plus important que d'habitude ? Est-ce que ce cas est géré par les statuts ?
Notre avis . La personne risque bien de partir sans demander sans reste. A moins que les statuts prévoient ce cas.
*Soit que le membre concerné parte après un délai raisonnable.
*Soit que cet individu fasse jouer un mécanisme prévoyant qu'en cas d'augmentation importante et rapide du bénéfice excédant une somme fixée à l'avance, l'associé puisse se désolidariser de la SCIC pour le surplus gagné mensuellement. Cette option est intéressante car elle permet au revenu de base d'augmenter en même temps que les bénéfices de la petite entreprise concernée sans empêcher l'entrepreneur de s'enrichir.
*Soit que l'individu s'en aille sans demander son reste. Ce qui est dommage à la fois pour la coopérative et l'état d'esprit de chacun.
C'est pour cela qu'il est important que les statuts prévoient ce cas de figure.

La réunion du 21 avril 2013 est aussi l'occasion de réfléchir à la nature des statuts associatifs que Joëlle Taillefer connait bien. L'association est présentée ici comme une structure de base à la fois sociale et économique et politique. Il s'y joue un enjeu de rapports de pouvoir à la fois interne et externe.
C'est un nouveau type d'enjeu, moins vertical, plus solaire où chacun  a sa part et qui permet aux membres de se défendre par rapport à un monde économique extérieur hostile.
Le type de gouvernance est ici fluide. 
-Est abordée enfin la question délicate du financement du projet. Vers qui s'adresser ? Forcément à un organisme financier éthique. Comme Terre de liens, la Nef, les Cigales ou le crédit municipal.
-Enfin, on évoque le déploiement de nouvelles activités, et l'exploitation de nouvelles friches industrielles. Ainsi, l'idée de redéployer certaines entreprises sur le point de fermer. On évoque ainsi l'existence de contrats de génération pour éviter que les entreprises ne ferment. 

Les membres de l'association évoquent enfin les différentes activités déployées :
-Un projet en maraîchage pour faire découvrir aux élèves les légume produits par Tobias sur le terrain puis dans leur assiette.
-Une expérimentation en permaculture (6 personnes souhaitent déjà y participer).
-La nécessité de mutualiser les savoirs et savoir-faire dans le cadre de chaque activité.

Cette démarche est originale :
Sur plusieurs plans :
-Idéologique. C'est un juste compromis entre un système économique collectiviste et une organisation de type capitalistique.
-Politique. Elle mise sur les qualités d'incorruptibilité de chacun et sur l'absence d'intermédiaire entre le terrain et le pouvoir.
-Economique. C'est une nouvelle façon de partager le richesses qui induit une modification de échelles de pensée : on ne raisonne plus ainsi sur le plan macroéconomique mais mésoéconomique (économie de terrain, économie de développement, économie locale) voire microéconomique (fonctionnement de l'entreprise et de ses statuts).

Sur le plan strictement économique, cette expérimentation et une innovation majeure. Puisque non seulement elle apprend à partager les richesses sans passer par l'Etat mais elle occulte également le problème de toutes les richesses informelle non comptabilisées au sein des indicateurs macroéconomiques chiffrés comme le PIB ou le PNB et permet donc de tenir compte de ces dernière pour juger du fonctionnement de notre économie. Par ailleurs, elle résoud en partie un problème de type macroéconomique récurrent qui est le chômage en motivant les individus à mener une activité si minime soit elle et, via l'association, en résolvant les complications liées à l'exigence de tenir une comptabilité, aux complications de nature juridique…Dans ce sens, l'existence  d'une statut récent d'autoentreprise est un élément favorable. 

Dès lors, on peut ajouter, si ce type de pratiques s'étend en même temps que celles des autres secteurs de l'économie alternative, que désormais, notre économie se décline en trois voies :
-Celle du système classique privé : individus, entreprises, banques.
-Etat et Institutions. Police, collectivités locales, Etablissements d'Etat.
-Système alternatif. Associations, coopératives. Local, terrain.
Tout pour bâtir une nouvelle société.

Ainsi, de ces trois sphères se dégagent une cohésion d'ensemble qui nous fait aboutit à la réflexion suivante. a t'on vraiment besoin d'un Etat ? 
A notre avis, pour l'instant, oui. En effet l'Etat est d'abord là pour garantir l'intégrité des personnes, des biens, de la Paix. Mais aussi pour organiser certaines infrastructures : le service public ne coule en effet pas de source et il et lui aussi la garantie de l'accès de tous à la modernité. 
Bakounine avait eu l'intuition profonde, aiguisée avec douleur par une certaine nostalgie d'une certaine forme de paradis originel perdu et dont le stade ultime, définitif, était l'absence d'Etat.
Seulement, il l'a découvert à une époque où les valeurs comme la spiritualité ou méditation n'étaient pas aussi encensées qu'aujourd'hui.
Ses arguments nous paraissent donc réfutables, si ce n'est cette rancune tenace encore, émise contre les privilèges organisés par les bons coins de l'Etat en faveur de certains.
Or, ce que nous prônons ce n'est pas l'absence d'Etat, cela est encore trop tôt bien qu'aujourd'hui le notions de développement personnel et de méditation se développent. Parlons plutôt d'un Etat intègre, honnête, liquide, privilégiant l'ascendant sur le descendant et mettant en oeuvre les conditions de mise en place d'une société meilleure.

Voilà le contexte dans lequel se développe aujourd'hui le local. En matière démocratique, en matière de nouvelles expérimentations de gouvernance, en matière d'organisation économique.
Ainsi cette fameuse Querelle entre Bakounine et Karl Marx est elle, même si elle n'a pas eu lieu entre deux auteurs d'origine hexagonale, profondément française.  Il ne manque plus entre Arlequin et le Clown Blanc, que la Marianne. Une trilogie du tonnerre.
Il y a l'Economique, il y a le Politique (qui comprend le Droit) , il y a l'Ethique…
Trois thèmes, trois sphères, avec des variations, chaque personnage apportant tour à tour ses caractéristiques : la fantaisie, le sérieux, la féminin.

Ainsi, l'expérimentation sous forme de SCIC de Fréjus-Saint-Raphaël est une expérimentation qui nous montre qu'en matière de gouvernance fluide et de démocratie c'est la gestion politique qui prime.

On obtient ainsi un triangle, forme parfaite, qui laisse suggérer le cercle, forme parfaite avec pour socle l'économique, au milieu le Politique et  son sommet pyramidal l'éthique, le sacré.

Citons enfin cette phrase de Karl Marx que nous avons trouvé dans le livre de Howard Zinn "Karl Marx, le Retour" : "En lieu et place de l'ancienne société bourgeoise, avec ses clades et ses antagonismes, de classe, nous devons avoir une association dans laquelle libre-développement de chacun et la condition du libre-développement de tous.".
N'est-ce pas finalement une belle revanche que cette phrase reprise aujourd'hui dans un contexte moderne où l'association est en effet la structure de base de grande choses qui se réalisent ? 
Il y a derrière tout cela l'idée que le vrai communisme n'a jamais été mis en place. D'ailleurs, quelque' un qui se prétend communiste ou socialiste mais se comporte comme un gangster moderne a t'il quoi que cela à voir avec le communisme ?
En cela, on peut dire que l'expérience Fréjus-Saint Raph est une expérience du vrai communisme.